Dimanche 25 septembre 2005
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HISTOIRE DU SECRETARIAT
Cité Scolaire Emile ZOLA Wattrelos
http://www4.ac-lille.fr/~zola/
1-LA FEMINISATION DU METIER DE SECRETAIRE. (Histoire du secretariat)
Employé de bureau : à l’origine, un métier d’homme.
Les emplois de bureau ont été pendant longtemps occupés par des hommes. Au milieu du XIX° siècle, en France, les situations de ces employés sont très diverses :
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- Les fonctionnaires sont le type même de l’employé de bureau : recruté souvent par "recommandation", d’un niveau d’instruction élevé par rapport au reste de la population, pas toujours motivé par un travail routinier, le fonctionnaire "rond de cuir " est un personnage souvent caricaturé par les écrivains contemporains. De nombreux fonctionnaires mal payés arrondissent leur paie en se chargeant des "écritures " dans des petites entreprises ou des "maisons de commerce ".
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- Dans les banques et les compagnies d’assurances qui se développent au XIX° siècle, on trouve les rédacteurs qui rédigent les lettres, les expéditionnaires qui passent leurs journées à recopier ces lettres, à la plume, sur d’énormes registres, les comptables, mais aussi les garçons de bureau qui sont chargés des petits travaux : allumer les poêles et les lampes, balayer, distribuer le courrier...
- Dans les et les qui se développent au XIX° siècle, on trouve les qui rédigent les lettres, les qui passent leurs journées à recopier ces lettres, à la plume, sur d’énormes registres, les , mais aussi les qui sont chargés des petits travaux : allumer les poêles et les lampes, balayer, distribuer le courrier...
- Dans les et les qui se développent au XIX° siècle, on trouve les qui rédigent les lettres, les qui passent leurs journées à recopier ces lettres, à la plume, sur d’énormes registres, les , mais aussi les qui sont chargés des petits travaux : allumer les poêles et les lampes, balayer, distribuer le courrier...
Une révolution : les femmes dans les bureaux.
Les pionnières
Avec la révolution industrielle et la révolution des transports, la correspondance commerciale augmente considérablement. Pour gagner du temps -et de l’argent- il faut écrire plus vite : en 1873, la société Remington, aux États Unis, produit la première machine à écrire.
Les premières dactylographes américaines sont des jeunes filles "de bonne famille ", d’un bon niveau d’instruction, et qui ont donc appris le piano. Les fabricants de machines à écrire insistent sur la ressemblance entre le piano et la machine à écrire. Les femmes de la moyenne bourgeoisie américaine ont été les premières à gagner leur indépendance par leur accession au travail de bureau.
En France, les premières dames-dactylographes ne sont recrutées dans les ministères qu’au début du XX° siècle parmi des jeunes filles ayant le "brevet supérieur " c’est à dire le même niveau d’instruction qu’une institutrice. Les fonctionnaires masculins protestent contre cette concurrence qui vient troubler la vie des bureaux : les femmes, disent-ils, utilisent leur charme pour être bien vues des chefs, la France va se dépeupler si les femmes sont au bureau et gagnent leur vie... Pourtant l’embauche des femmes se généralise dans les bureaux ; c’est que les avantages sont importants pour l’employeur : les femmes sont dociles, bonnes travailleuses et ... moins payées.
Les femmes vont peu à peu occuper tous les emplois liés aux nouvelles machines utilisées dans les bureaux : télégraphe, téléphone, machines à écrire, à dicter, à adresser...La première guerre mondiale, qui voit le départ des hommes pour le Front, renforce la féminisation des emplois de bureau.
La " petite dactylo "
| Entre les deux guerres, le vieil expéditionnaire a disparu des bureaux et a été remplacé par la dactylographe, qu’on appelle bientôt plus familièrement dactylo. Les hommes, dans les bureaux, ont conservé les emplois de rédaction et de direction dont sont exclues les femmes. Les plus qualifiées d’entre-elles sont sténodactylographes. La " petite dactylo " devient la nouvelle " midinette " : elle a coupé ses cheveux, raccourci ses robes et rêve, dit la presse, d’épouser son patron... |
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| La réalité n’est pas aussi charmante : dans les grandes entreprises ou les grandes administrations, les dactylos sont regroupées dans de vastes salles : ce sont les " pools " de dactylographie inventés par les américains soucieux de rationaliser tout travail, même celui des bureaux : le travail à la machine à écrire est contrôlé, chronométré ; les amendes et les primes sont distribuées selon la qualité du travail : les dactylos sont devenues les " tapeuses ", véritables manoeuvres des bureaux. |
THE HISTORY OF SECRETARIAT
http://www4.ac-lille.fr
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