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BILINGUALTASKS

Jeudi 22 septembre 2005

 

BILINGUAL TASKS : LE TELESECRETARIAT A DOMICILE

LA VRAIE SOLUTION A VOS PROBLEMES DE SECRETARIAT

(entreprises, particuliers, associations)

- rédaction de lettres

- rédaction de CV

- corrections orthographiques

- saisie au km (manuscrits, rapport, thèse)

- assistance aux étrangers

(Ilustration: l'histoire du secrétariat/The history of secretariat)

BILINGUAL TASKS:  WORKHOME SECRETARIAT

 

THE ONE SOLUTION TO YOUR PROBLEMS OF SECRETARIAT

(companies, persons, associations)

- composition of letters

- composition of CV, resumes

- spelling corrections

- execution of manscripts, reports, thesis (km)

- assistance to foreigners

Nos prix/Our prices

lettres  letters  10€
CV  CV, resumes   10€ 
orthographe  spelling  10€
manuscrits, rapports, theses (km)

manuscripts, reports, thesis (km) 

 20€ 
assistance aux étrangers  assistance to foreigners   20€ 

 

tachestasks@bilingualtasks.biz

 

Par Monique Decamps
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Lundi 26 septembre 2005
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LE TELESECRETARIAT

 

 

http://www.teletravail-ort-toulouse.org

 

 

1.      Brève histoire du secrétariat

L'histoire du secrétariat d'entreprise est directement liée à celle de la machine à écrire.

Avant 1870, le secrétariat était un métier masculin, un passage souvent obligé pour faire carrière.

Entre 1870 et 1890, la profession se féminise. Cette période voit naître la machine à écrire et avec elle une transformation du métier. Le recrutement des dactylographes se fait parmi les femmes cultivées de la classe moyenne américaine, car une des premières qualités –véritable critère de recrutement de l'époque- est de savoir jouer du piano en raison de l'agilité des doigts[1].

Dès 1880, les premières écoles de sténodactylographie sont ouvertes et en 1890 c'est être pionnière que d'aller vers ces métiers nouveaux où l'on gagne bien sa vie en faisant un travail propre.

Le Taylorisme vient alors toucher le monde du bureau avec la création des pools dactylographiques.

Des années 20 aux années 70, les choses évoluent peu. Les dactylos et sténodactylos ont du mal à se faire remarquer et à sortir du pool pour devenir secrétaires auprès d'un chef de service.

Les années 70 sont celles de la tradition et du renforcement des stéréotypes. Tout est parfaitement clair et établi. Les catégories de secrétaires sont conformes aux conventions collectives.

Les qualités personnelles requises dans les petites annonces l'emportent largement sur les compétences techniques. Peu importe ce que l'on sait faire (hormis la sténo et la dactylo) dès l'instant où l'on sait être discrète, diplomate, disponible, débrouillarde, dévouée, devineresse

Celles qui ont de l'ambition, ont deux voies tracées devant elles : sortir du secrétariat si elles sont indépendantes de caractère ou faire carrière dans le secrétariat en visant le secrétariat de direction.

Les années 80 voient planer une menace sur la profession. En effet, dès 1980, le futorologue Alvin Toffler, dans son ouvrage "Le Bureau du futur", intitule l'un de ses chapitres : "Faut-il brûler la secrétaire ?".

La bureautique va bouleverser le métier et ses catégories professionnelles. Toutes les secrétaires notamment les plus anciennes, celles qui ont déjà franchi les échelons du secrétariat, ne sont pas prêtes à relever le défi. Les plus jeunes quant à elles, prennent souvent d'assaut un nouveau créneau où elles veulent se réaliser.

Les années 90 sont celles de la suppression des postes de dactylos et d'opératrices de saisie. Dans le même temps, les secrétaires spécialisées en comptabilité, bureautique et secrétariat de direction se retrouvent en tête de la création d'emplois en France. C'est ce que montrent deux enquêtes du Céreq (Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications) et du Cnam (Conservatoire National des Arts et Métiers), citées dans Télétravail Magazine d'avril-mai 1996.

L'allégement des tâches, induit par le traitement de texte, les tableurs et les grapheurs a dégagé du temps pour l'initiative : les secrétaires d'hier, cantonnées aux travaux répétitifs de frappe sur machine à écrire, sont progressivement devenues des assistantes à part entière. L'enrichissement du travail et son changement de nature ont nécessité cependant une phase obligatoire d'adaptation liée à la formation.

Les années 90 sont aussi celles de la crise de reconnaissance. En effet, les secrétaires ont relevé les défis, se sont adaptées aux nouvelles technologies beaucoup plus vite que leurs supérieurs ou leurs patrons, mais elles n'ont pas l'impression d'être reconnues. C'est pour cela qu'elles disent vouloir évoluer c'est-à-dire oser être plus affirmée, moins dépendante, plus autonome.

L'apparition du télétravail en tant que travail à distance utilisant l'informatique et les télécommunications va susciter une seconde révolution dans le secteur du secrétariat. Avec l'aggravation du chômage, les horaires contraignants et le temps perdu dans les transports, les secrétaires d'aujourd'hui voient dans le télésecrétariat une nouvelle possibilité.

2.    Les enjeux du télétravail pour le métier de secrétaire assistante

D'abord le télétravail permet de se mettre en relation avec de multiples interlocuteurs, avec de nombreux acteurs, quelle que soit leur distance physique ou hiérarchique. Cela peut permettre de dégager l'exercice du métier d'un rapport parfois trop univoque avec un seul responsable.

A partir des principales responsabilités du secrétariat d'aujourd'hui, il est possible d'esquisser les premiers contours du futur "télé-assistanat".

·        l'accueil, la réception de rendez-vous, vont perdre un peu de leur côté impromptu. Par contre, toute occasion de rencontre physique nécessitera une organisation plus précise, dans des lieux plus diversifiés que l'espace de travail aujourd'hui. La capacité de la téléassistante à bien l'organiser sera essentielle.

·        Le classement sera de plus en plus "immatériel" : il se fera à l'aide de fichiers, sur des sites informatisés dont la téléassistante organisera les conditions d'accès partagé.

·        La fonction courrier tendra elle aussi à se "dématérialiser". Le tri et la répartition seront affaire de transmission informatique à partir du lieu de réception.

·        Le repli téléphonique n'exige déjà plus aucune contrainte de localisation physique.

·        L'organisation de rendez-vous, de manifestations particulières, de voyages passera par de meilleurs contacts avec les interlocuteurs prestataires. La disponibilité pratique des informations de base (via agendas électroniques, serveurs multimédia) permettra d'améliorer la qualité du service rendu.

·        Les qualités de rédaction, de communication écrite et orale seront essentielles pour atteindre l'efficacité optimale.

·        La production de documents, de toute nature, va passer par une connaissance précise de tous les outils de communication existants et de leur possibilité de transfert.

Toutes ces évolutions, avec le télétravail, conduisent à envisager l'avenir du métier dans une version plus "nomade" qu'aujourd'hui, un métier ouvert à des interlocuteurs plus nombreux, plus partenaires que responsables hiérarchiques uniques.

Cet éclatement du contexte professionnel peut ouvrir la voie à une évolution du poste vers une conception plus entrepreneuriale : jusqu'à devenir télétravailleur indépendant.

3.    Le télésecrétariat

3.1.    Ses acteurs, ses prestations.

Le secrétariat, parce qu'il est au cœur de la transformation des conditions de transmission de l'information, est l'un des premiers métiers à être concerné par le travail à distance.

Aujourd'hui les 2 000 sociétés qui proposent des prestations de télésecrétariat, s'introduisent dans les grandes compagnies de la banque ou de l'assurance (Avenir, filiale de l'UAP, MAAF, La Concorde), ou dans les grands groupes industriels (EDF), en leur proposant une facturation en fonction du nombre d'appels traités et de la charge de travail effectivement réalisée.

Il n’est pas interdit de penser que d’ici quelques années la France sera couverte par un vaste réseau de télécentres.

Par ailleurs, d'après une enquête du magazine Secrétaires et Assistantes datant de 1997, 70 % des secrétaires interrogées sont séduites par le télésecrétariat, quelques milliers se lancent. Il est difficile d'obtenir une estimation précise, ces données étant considérées comme confidentielles par le SIST (Chambre professionnelle nationale des téléservices).

Par Monique Decamps
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Jeudi 29 septembre 2005
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L'HUMOUR AU TRAVAIL

 

 

L'humour au travail, c'est sérieux

L'humour est une excellente arme contre le stress et la déprime.

Levez la main, ceux et celles qui croient que l'humour est suffisamment utilisé au travail», lance le conférencier de haut de l'estrade. La salle est demeurée muette comme une mer étale.

Le conférencier est André Descheneaux, membre fondateur de l'Association de l'humour appliqué. La salle, c'est l'amphithéâtre Ernest-Cormier où étaient rassemblés de nombreux employés de l'Université participant à l'une des activités de sensibilisation et d'information dans le cadre de la Semaine de santé et de sécurité au travail.

À l'occasion de cet événement, qui s'est déroulé du 21 au 25 octobre, les comités mixtes de sécurité de l'établissement ont jugé bon de parler d'humour en milieu de travail. Sujet doublement sérieux.

D'abord, parce que le sens de l'humour est une arme formidable contre le stress, la déprime et la dépression et qu'il permet souvent de désamorcer une situation tendue. Ensuite, parce qu'au travail l'humour doit être utilisé avec tact et jugement.

Au bureau, dans les salles de classe, les ateliers, les laboratoires, les corridors ou à la chaufferie, l'humour agressif et sarcastique, celui qui prend un camarade, une race, un sexe, une religion dans sa mire, n'a pas sa place.

«L'humour ne doit pas servir à faire mal», a rappelé André Descheneaux, qui a truffé sa conférence de mille et un exemples drôles, question de mieux faire passer son message, on l'aura compris.

Ceci étant dit, le bon humour est sous-utilisé au travail. Situation qui n'est pas particulière à l'Université de Montréal mais qui fait plutôt dans l'universel.

«L'humour est un outil de communication extraordinaire. La preuve, c'est qu'on ne l'utilise pas», a lancé le conférencier au début de son intervention. A suivi une litanie de caractéristiques appropriées à la chose: l'humour comme moyen de défense, comme outil de leadership et de créativité, comme réducteur de stress, etc.

Le sujet est tellement sérieux qu'avant d'accorder un poste cadre à une personne des entreprises américaines telles que Ben and Jerrys et Pizza Donini demandent aux employés de faire l'évaluation du sens de l'humour du candidat retenu.

«Avec une personne en situation d'autorité qui possède le sens de l'humour, les barrières tombent, les gens ont plus de facilité à se confier», a rappelé le conférencier. Qui a effectivement envie de signaler une gaffe à son supérieur, sachant que ce dernier est du genre agressif, arrogant et sarcastique?

L'humour est un caractère universel chez l'être humain, a aussi évoqué M. Descheneaux. Le bébé ne rit-il pas et ne fait-il pas rire avant même d'avoir accompli ses premiers pas ou prononcé ses premiers mots?

Après un peu plus d'une heure de ce rappel à rire, l'homme a conclu: «Si vous êtes pour le sens de l'humour, montrez-le.»

ANDRE DUCHESNE

 

http://www.forum.umontreal.ca

 

Par Monique Decamps
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Samedi 1 octobre 2005
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TELESECRETARIAT

TRAVAUX DIVERS

 

 - Courriers, comptes-rendus, rapports...

- frappe

- orthographe

- style

- mise en page de courriers administratifs

- thèses

- mémoires

- saisie de documents

- traductions français/anglais

 

FORFAITS MENSUELS

 

- Secrétariat : 100 documents/mois

- Courrier : 25 courriers/mois

 

Par Monique Decamps
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Mardi 4 octobre 2005
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LE SECRETARIAT... EVOLUTION

 

                                                                 

 

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr

 

REVOLUTION INDUSTRIELLE ET REVOLUTION ADMINISTRATIVE.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle transforme radicalement les conditions de production donc la vie économique et sociale dans la plupart des pays occidentaux.

Un phénomène beaucoup moins connu a accompagné la révolution industrielle : certains historiens anglo-saxons parlent
de « révolution administrative » (1)
pour évoquer l’augmentation, dans les entreprises, du travail d’écriture, le développement des formes écrites de communication et les transformations technologiques qui les ont accompagnés.
Cette révolution administrative est marquée par une augmentation massive des effectifs dans les bureaux et par une transformation radicale de la situation des employés : leurs tâches deviennent plus complexes et se diversifient ; la spécialisation apparaît ; les machines et les femmes font leur entrée en masse dans les bureaux : entre 1900 et 1930, on passe de l’employé « rond de cuir » (2)
à la « petite dactylo ».

Un tel bouleversement n’interviendra plus dans les bureaux avant l’introduction de l’informatique et de la bureautique à partir des années 1970.

 

DES METIERS VARIES.

A la fin du XIXe siècle, le terme « employé de bureau » recouvre des situations bien différentes selon les lieux de travail. Il est donc difficile de définir la profession avec exactitude.
Les employés de bureau ont alors en commun d’être des hommes, de n’être pas ouvriers et de travailler dans un bureau. Ils ont le plus souvent un bon niveau d’instruction.
Les
fonctionnaires sont, à l’époque, le type même de l’employé de bureau. Ce sont tous des hommes. Ils bénéficient d’une relative sécurité d’emploi, d’une retraite. Ils jouissent d’une certaine considération sociale, même si certains auteurs, tels que Georges Courteline, se moquent de « Messieurs les-ronds-de-cuir ».

rédacteurDans les ministères, la hiérarchie des fonctionnaires compte des « chefs » et des « sous-chefs » de bureau et deux catégories principales d’employés : les « rédacteurs » et les « commis-expéditionnaires ». Les
rédacteurs rédigent lettres et rapports et sont chargés du suivi des dossiers ; les commis expéditionnaires copient les lettres à la plume métallique (de là le surnom de « gratte-papier » dont on les affuble souvent). Leur principale qualité est donc la belle écriture et la maîtrise du style administratif. Un employé apprécié de ses chefs peut grimper dans la hiérarchie.

Emplois très variés également dans le
monde de la banque et de l’assurance, deux secteurs en pleine expansion à la fin du XIXe siècle : expéditionnaires, rédacteurs, mais aussi garçons de bureau chargés de multiples petites tâches : allumer les poêles et les lampes, nettoyer, distribuer le courrier... Ils côtoient les comptables et aide-comptables, les caissiers et aide-caissiers, les archivistes...

 

comptable

 

Les employés d’assurance semblent être un groupe favorisé. Embauchés principalement « par relations », ils commencent souvent à des postes subalternes mais, grâce à un niveau d’instruction correct, trouvent des perspectives d’ascension professionnelle : ils peuvent espérer devenir courtiers ou experts dans les compagnies d’assurance.

Dans l’industrie aussi, les employés de bureau existent : ils sont employés aux écritures, comptables, caissiers, dessinateurs, ... Mais les ouvriers occupent le devant de la scène et considèrent souvent les personnels des bureaux comme alliés du patron.

Si les « maisons de commerce emploient principalement des vendeurs, chefs de rayon et demoiselles de magasin, elles font de plus en plus appel à des employés de bureau, souvent des fonctionnaires qui arrondissent ainsi leurs fins de mois. Les grands magasins, en plein essor, emploient davantage encore de personnel administratif, d’autant que certains pratiquent la vente « à distance » ou la vente à crédit (3)
. Les situations sont très variées parmi les employés de commerce : l’employé aux écritures qui tient les comptes d’un petit commerce est polyvalent ; son travail a peu à voir avec celui de l’employé de bureau d’un grand magasin où les tâches administratives sont fortement spécialisées.



UNE REVOLUTION : L’ENTREE DES FEMMES DANS LES BUREAUX.

La femme employée de bureau, voilà qui n’est pas un phénomène entièrement nouveau au XIXe siècle : épouses ou filles d’artisans et de commerçants se chargent des travaux d’écriture. Dans l’administration française des postes, des petits bureaux sont confiés à des femmes.

Mais le phénomène se généralise par étapes, parallèlement à la mécanisation des tâches de bureau. Pendant la guerre de Sécession (1860-1865), les femmes américaines remplacent dans les bureaux les hommes partis au combat. Elles font la démonstration de leur efficacité, mise à profit un peu plus tard pour la sténographie d’abord, puis pour la dactylographie.

 femme employéeEn France, c’est dans la fonction publique que l’entrée des femmes provoque le plus de polémiques. Depuis les années 1860, les femmes sont présentes dans certaines administrations mais comme auxiliaires, sans position ni avancement possible
(4)
. Le développement de la machine à écrire entraîne le recrutement spécifique de « dames dactylographes » dans les ministères.

Le premier concours est ouvert en 1901 au ministère du Commerce. Le recrutement est d’un niveau élevé (le même que celui des institutrices). Les salaires sont très corrects, mais aucune retraite n’est prévue car on estime que ces femmes cesseront de travailler pour fonder un foyer et qu’une retenue pour pension sur leur salaire serait donc injuste.

 

LA FEMINISATION, UN PHENOMENE DE MASSE.

téléphonisteA la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes sont largement entrées dans la fonction publique comme dans tous les bureaux. Le mouvement est irréversible car l’avantage économique est indiscutable pour l’employeur : les femmes sont dociles, bonnes travailleuses et... moins payées. Les emplois qu’elles occupent sont liés aux nouvelles technologies : téléphone, télégraphe, machines à dicter, machines à écrire.

La Première Guerre mondiale n’est donc pas le point de départ de la féminisation du travail de bureau, mais elle la renforce : les femmes remplacent les hommes partis au front. Le recrutement se démocratise car le niveau général d’instruction des femmes s’est considérablement élevé avec les progrès de la scolarisation (lois Jules Ferry sur l’école obligatoire en 1881-1883). Les écoles professionnelles se multiplient, où les jeunes filles viennent apprendre la sténographie et surtout la dactylographie.

Entre les deux guerres, le mouvement de féminisation s’accélère. Il s’accompagne d’un phénomène de spécialisation des tâches administratives : disparu, l’expéditionnaire, commis aux écritures, qui calligraphiait les lettres de son rédacteur ou de son chef de bureau. Le travail de copie est désormais celui des « dactylos ». Les
emplois de rédaction et surtout de direction sont désormais réservés aux hommes.

 

 

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(1) Expression de l'historien Graham Lowe. Gregory Anderson, lui, évoque une "révolution en blouse blanche" en Angleterre.

(2) Sorte de coussin circulaire utilisé par certains employés qui restaient toujours assis.

(3) Par exemple, vers 1910, le Bon Marché, la Samaritaine, Le Printemps, les Galeries Lafayette.

(4) « Tout est bon, note la Revue administrative en 1883, quand on paie mal, et voilà pourquoi certaines administrations publiques recrutent la plus belle moitié du genre humain » cité par Guy Thuillier. La vie quotidienne dans les ministères au XIXe siècle, Paris, Hachette, 1976.

 

Par Monique Decamps
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Jeudi 6 octobre 2005
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LE FREELANCE EN EUROPE

http://www.freelance-europe.com

Je voudrais bien me mettre à mon compte, mais par où faut-il commencer ? », qui ne s'est un jour posé la question? Il est vrai que rien, dans la société actuelle, n'a été prévu pour nous apprendre le b.a.ba de cette situation. Élevés dans un monde organisé pour le salariat, éduqués, informés, guidés pour un « emploi à plein temps et à vie », nous manquons de repères pour sortir du sentier battu.
Or, le nouveau monde nous impose une autre aventure, celle de la mobilité, de la souplesse et de la variété. Musicien un jour, nous devenons multimédium le lendemain, typographe --> maquettiste, ingénieur --> consultant, traducteur --> spécialiste d'import-export. Parfois salarié, parfais vacataire, parfois auteur ou inventeur, parfois freelance, parfois tout à la fois ! Il est donc temps d'intégrer dans notre carrière professionnelle ces différentes situations, et d'enrichir notre « portefeuille des compétences » de la connaissance de ces statuts.
Comment devient-on freelance ? Et, d'abord, qu'est-ce que c'est qu'un « freelance » ? Dans notre définition, est freelance celui qui prospecte sa clientèle, définit avec elle sa mission et la réalise lui-même ensuite. Différence essentielle avec une société qui dispose d'un commercial, d'un expert, et où la réalisation de la tâche est confiée au débutant supervisé par un manager... A part cela, toutes les situations « sociales » sont permises : dans l'ordre alphabétique, artisan (inscrit à la Chambre des Métiers), auteur (facturation en droits d'auteur), commerçant (inscrit au RCS), femme de ménage (salariée), gérant majoritaire (SARL, EURL), gérant minoritaire ou égalitaire (TNS ou salarié), intermittent du spectacle (salarié), inventeur (facturation en droits d'auteur), pigiste (salarié), profession libérale (facturation en honoraires), salarié d'une association ou d'une société de portage, vacataire (salarié). Nous nous limitons aux professions non-agricoles, quoique...
Dans la pratique quotidienne, nous avons en gros deux choix (le reste sera considéré comme des exceptions): créer une « entreprise individuelle » (parfois dite « en nom propre ») ou une « société » (1).
L'entreprise individuelle peut être artisanale, commerciale ou libérale. Artisanale si le métier exercé ressort d'une liste extrêmement précise énoncée par la loi du 5 juillet 1996, commerciale si l'activité principale (plus de 50% du chiffre d'affaires) consiste à revendre en l'état des produits achetés, libérale pour tout le reste.
La société est une construction sociale dont la particularité essentielle est d'être distincte de ses propriétaires : elle jouit d'une « personnalité morale » dont ne bénéficie pas l'entreprise individuelle. Donc elle possède des biens (capital, actif), des créances et des dettes qui lui sont propres, comme un individu majeur, et qui sont la propriété de la société et non de ses propriétaires : le « bien social » dont parfois certains dirigeants « abusent ».
Cette distinction va guider votre choix : n'ayant pas de capital professionnel, les créances et surtout les dettes de l'entrepreneur individuel lui sont personnellement attribuées. Vous direz qu'en réalité le gérant d'une société est souvent caution personnelle de ses dettes, il n'empêche que, dans l'activité quotidienne, vous devez de l'argent à vos fournisseurs ; si, pour une raison ou une autre (votre client ne vous paye pas, par exemple), vous ne pouvez pas les payer, ces créanciers peuvent se rembourser sur vos biens personnels, en commençant bien sûr par les plus solvables : voiture, maison, etc., ou même ceux de votre mari/femme, vérifiez votre contrat de mariage ! Si vous avez une activité d'intermédiaire, entre un client et un imprimeur par exemple, méfiez-vous et préférez la société ; si vous avez une activité purement intellectuelle (traducteur, conseil...), alors l'entreprise individuelle est plus souple à gérer. D'autres raisons peuvent vous pousser à choisir l'un ou l'autre statut, consultez un expert-comptable pour plus de précisions, ils vous reçoivent en général fort bien (et gratuitement pendant un premier entretien).
L'ENTREPRENEUR INDIVIDUEL s'immatricule dans un CFE (Centre de Formalités des Entreprises) hébergé, soit à la Chambre de Commerce s'il est commerçant, soit à la Chambre des Métiers s'il est artisan, soit dans les locaux de l'URSSAF s'il exerce une profession libérale ou des impôts s'il est artistes. On vous demandera de remplir un formulaire (P0 PL) : la « déclaration de début d'activité d'une personne physique » (Cosa 11768*01) que vous pouvez télécharger depuis le site Service-Public. Si ce formulaire est vite rempli, il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de cocher certaines cases lourdes de conséquences : activités principales, qui va déterminer votre code NAF (ex-APE), donc votre statut et votre caisse de retraite ; la présence d'un conjoint collaborateur non rémunéré, qui va déterminer sa protection sociale ; la nature des activités, cf. code NAF et statut de commerçant, d'artisan ou de profession libérale ; enfin, le régime fiscal. Ici encore, consultez un expert-comptable, l'inspecteur des impôts de votre domicile, une Boutique de Gestion, une Association de Gestion Agrée (AGA), un Centre de Gestion Agréé (CGA), etc. L'adresse indiquée peut être celle de votre domicile (déclaration de votre activité professionnelle à votre propriétaire si vous êtes locataire, à votre copropriété si vous êtes propriétaire 2), ou celle d'un local professionnel spécifique.
LE GÉRANT DE SOCIÉTÉ enregistre celle-ci à la Chambre de Commerce dont la société dépendra, ou au greffe du tribunal d'instance. Les formalités sont plus complexes : statut, parution dans un journal d'annonces légales, capital bloqué à la banque... le CFE vous en donnera la liste. Vous pouvez choisir la forme de SARL ou d'EURL (SARL à Entrepreneur Unique) : EURL, vous êtes forcément gérant majoritaire donc TNS (Travailleur Non Salarié) ; SARL, vous pouvez aussi être gérant égalitaire-minoritaire, et choisir d'être salarié de votre société. La SA présente le même avantage, mais beaucoup de lourdeur de gestion et des frais supplémentaires (commissaire aux comptes, etc.). Ici encore, réfléchissez longuement aux différentes alternatives (et consultez, cf. le § précédent), votre choix vous engagera pour longtemps.
Une fois ces formalités remplies, vous recevrez automatiquement les documents complémentaires à remplir : caisse maladie, caisse retraite, TVA (si vous devez acheter ou vendre des produits/services dans l'Union Européenne, demandez un n° de TVA intracommunautaire à votre inspecteur des impôts, vous serez exonéré de TVA pour ces opérations). Attention : vous recevrez aussi des dizaines de propositions diverses (assurances, financements, services divers) dont certaines ressembleront bigrement à des documents officiels ! Triez avec soin. Vous recevrez aussi les numéros de SIREN (9 chiffres) et de SIRET (14 chiffres) qui sont les preuves de l'existence de votre entreprise.
Il ne vous reste plus qu'à faire imprimer votre papier à en-tête et vos cartes de visites. Et à trouver votre premier client! Conseil (entre nous) : trouvez-le AVANT, et ne vous immatriculez qu'après... en attendant, indiquez «Immatriculation en cours » sur votre papier à en-tête, vous préciserez le n° de SIREN à votre client après (et faites-le, sinon il risque d'être accusé d'employer un « travailleur clandestin » 3).

(1) La « micro-entreprise » n'est pas une troisième forme d'entreprise, mais un régime FISCAL particulier de l'entreprise indiduelle : exonération de TVA, comptabilité simplifiée. Pour bénéficier de ce régime, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 76 300 € si vous êtes commerçant, ou 27 000 € libéral. Si ce statut fiscal est intéressant pour ceux qui traitent avec le grand public (exonération de TVA) et par la simplification comptable introduite, il semble être un piège pour les autres freelances. Cf la CyberGazette du Freelance n° 30 du 14 mars 99. (retour au texte)
.
(2) La loi du 2 juillet 1998, publiée au JO du 3/7/98 stipule : Article 11. Il est inséré, dans le code de la construction et de l'habitation, un article L. 631-7-3 ainsi rédigé : « Art. L. 631-7-3. - Par dérogation aux dispositions de l'article L.
631-7, l'exercice d'une activité professionnelle, y compris commerciale, est autorisé dans une partie d'un local à usage d'habitation, dès lors que l'activité considérée n'est exercée que par le ou les occupants ayant leur résidence principale dans ce local et ne conduit à y recevoir ni clientèle ni marchandises. » Il faut cependant que le bail ou le réglement de copropriété ne s'y oppose pas. (retour au texte)
.
(3) Travail clandestin : toute entreprise employant un travailleur non déclaré ou immatriculé risque de lourdes amendes et son patron d'être déchu de ses droits civiques.

Par Monique Decamps
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Vendredi 7 octobre 2005
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 Dessin : auteur inconnu

http://www.ilo.org

Les femmes et le développement des micro-entreprises

Note d'information

I.Introduction

1.1. Pourquoi s'intéresser à l'entreprenariat féminin?

Dans de nombreux pays, l'accès des femmes au marché du travail est systématiquement plus difficile que pour les hommes. Les possibilités d'emploi salarié leur sont souvent refusées du fait des discriminations à l'embauche, de leurs responsabilités familiales, de leur manque de qualifications, ou tout simplement par manque de places de travail. Dans ce contexte, l'exercice d'une activité indépendante ou la création d'une micro-entreprise sont souvent les seuls moyens dont disposent les femmes pour générer un revenu assurant leur subsistance et celle de leurs enfants. Ceci est d'autant plus vrai que le secteur privé prend une importance accrue par rapport au secteur public en termes de création d'emploi. Beaucoup de femmes l'ont compris et se sont lancées.

Le résultat est que dans de nombreux pays, notamment les pays en développement et les pays en transition, les femmes représentent la majorité des entrepreneurs dans les micro-entreprises et le secteur informel. Malgré cela, les politiques et programmes d'appui aux micro-entreprises, lorsqu'ils existent, sont encore souvent basés sur l'hypothèse implicite que les entrepreneurs sont des hommes.

La justification de l'intérêt porté par l'OIT à l'entreprenariat féminin est de deux ordres. Tout d'abord, cela contribue à la lutte contre la pauvreté, car ce sont souvent les femmes les plus pauvres qui sont acculées à créer leur propre activité économique. Deuxièmement, cela contribue à leur émancipation (en anglais, empowerment). D'une manière plus générale, il est maintenant reconnu que les micro et petites entreprises sont de véritables moteurs de la croissance économique et de l'emploi, par conséquent, ne serait-ce que par souci d'efficacité économique, il convient de s'assurer que le potentiel représenté par les femmes entrepreneurs ne soit pas tout bonnement ignoré.

Le taux de croissance sans précédents du commerce international et l'accélération du progrès technologique, communément désignés par le terme de "mondialisation", offrent de nouvelles opportunités. En même temps, la mondialisation constitue un défi gigantesque pour les femmes à la tête de micro et petites entreprises, de même que pour tous ceux qui s'intéressent aux questions d'égalité de chances.

1.2. Définitions

Définition des micro et petites entreprises (MPE)

Bien qu'il n'existe aucune définition universelle des micro- et petites entreprises, on s'accorde cependant sur leurs caractéristiques générales dans les pays en développement: niveau d'opération très bas, technologie rudimentaire, accès limité au crédit, manque de capacité gestionnaire. Un examen plus attentif de ces entreprises permet de mettre en évidence leur bas niveau de productivité et de revenus, leur tendance à opérer dans le secteur non structuré, sans être enregistrées auprès des administrations, n'entretenant pratiquement pas de relations avec le secteur moderne de l'économie.

En théorie, la définition des micro- et petites entreprises devrait être basée sur plusieurs critères, parmi lesquels devraient figurer le nombre de travailleurs, le volume de la production ou des ventes, la valeur de l'actif, l'utilisation de l'énergie, etc... En pratique, le nombre de travailleurs est le plus souvent utilisé comme critère, étant donné son apparente simplicité et parce que les informations sur les autres indicateurs font largement défaut. Ainsi, on considère souvent que les micro-entreprises recouvrent l'auto-emploi et les unités économiques dont l'effectif atteint au maximum 10 travailleurs (y compris les apprentis et les travailleurs familiaux, rémunérés ou non). Quant aux petites entreprises, ce sont celles dont l'effectif se situe entre 10 et 50 travailleurs. Ces "définitions" doivent cependant être adaptées aux conditions spécifiques des différents pays.

L'entrepreneur

L'être humain devrait être au centre de toute activité économique. Etant donné la dimension humaine de l'entreprise, il est très important d'évoquer le rôle de l'entrepreneur. Selon le rapport du Bureau international du Travail sur les "Conditions générales pour stimuler la création d'emplois dans les petites et moyennes entreprises" préparé à l'occasion de la Conférence internationale du travail de 1997, un entrepreneur, "c'est quelqu'un qui analyse le potentiel de son environnement économique, trouve les moyens de l'améliorer, mobilise les ressources et agit de manière à tirer parti des possibilités existantes". Il convient d'ajouter une autre caractéristiques importante, à savoir qu'un entrepreneur est quelqu'un qui prend des risques.

Les entrepreneurs sont souvent assimilés aux chefs d'entreprises enregistrées. Or, les femmes étant souvent des travailleuses indépendantes, on leur reconnaît rarement le statut d'entrepreneurs, et d'ailleurs, elles-mêmes se considèrent rarement en tant qu'entrepreneurs. Ce manque de visibilité et de reconnaissance a pour résultat qu'elles sont la plupart du temps ignorées par les politiques, les institutions et les programmes qui s'intéressent au développement des entreprises. II. Les principaux obstacles à l'entreprenariat féminin

2.1. Les obstacles

Les femmes se trouvent confrontées à de nombreux obstacles, non seulement au moment de la création de leur entreprise, mais aussi dans la gestion quotidienne de celle-ci ou encore lorsqu'elles désirent diversifier leur activité ou même s'agrandir. Ces obstacles sont souvent communs à l'ensemble des entrepreneurs, qu'ils soient hommes ou femmes. Toutefois, il existe de nombreux obstacles qui pèsent spécifiquement sur les femmes. Parmi eux, on trouve:

- les obstacles psychologiques: il arrive que les femmes manquent de confiance en elles et aient une image d'elles-mêmes négative;

- les obstacles dus à la multiplicité de leurs rôles, notamment aux difficultés qu'elles ont à concilier ces rôles et aux contraintes de temps que cela implique;

- les obstacles sociaux et culturels, comme les préjugés défavorables envers les femmes entrepreneurs, le fait que les femmes sont censées assumer d'autres rôles, les restrictions concernant le choix du secteur d'activité, l'absence de soutien familial, le manque de mobilité;

- les obstacles liés au niveau d'instruction: les femmes ont souvent un niveau d'instruction inférieur à celui des hommes, elles reçoivent une éducation empreinte de préjugés et leurs chances de suivre une formation professionnelle sont généralement réduites; même dans les pays en transition et dans les pays développés, où les femmes jouissent globalement de bons niveaux d'instruction, elles rencontrent souvent des problèmes pour accéder à une formation professionnelle valorisante;

- les obstacles professionnels: en général, les femmes ont moins d'occasions que les hommes de développer leurs compétences dans le secteur structuré de l'économie;

- les obstacles dus à l'infrastructure: l'accès au crédit, à la technologie, aux services d'appui, à la terre, à l'information est systématiquement plus difficile pour les femmes;

- les obstacles juridiques: il est difficile pour les femmes d'engager une action en justice de manière indépendante.

La plupart de ces obstacles ont sans doute une origine socio-culturelle et, de ce fait, ils nécessitent un changement d'attitude en profondeur de l'environnement socio-culturel qui engage le long terme.

2.2. Caractéristiques des micro-entreprises dirigées par des femmes

Etant donné toutes ces contraintes, les femmes qui réussissent malgré tout à créer leur entreprise le font au niveau de la micro-entreprise plutôt que de la petite ou moyenne entreprise. Les entreprises féminines sont donc sur-représentées dans le secteur de la micro-entreprise.

En raison de la variété des obstacles et des différents niveaux socio-économiques en présence, les femmes entrepreneurs ne constituent pas un groupe homogène. Elles peuvent avoir des motivations, des intérêts et, surtout, des potentiels très divers. Ainsi, un nombre croissant de femmes ont accès à l'instruction et sont désireuses d'utiliser leurs compétences, non seulement en tant que salariées - où leurs chances d'avancement professionnel sont réduites et où elles éprouvent de grandes difficultés à concilier leurs multiples rôles -, mais aussi en tant qu'indépendantes, voire en tant qu'entrepreneurs. Un nombre bien plus grand de femmes s'engagent dans l'aventure de l'entreprenariat sans aucun bagage, par pure nécessité.

Au delà de leurs différences, les micro-entreprises dirigées par des femmes ont certaines caractéristiques communes:

- Elles exercent généralement dans le domaine des compétences qu'elles ont acquises dans la sphère domestique, avec très peu de capital.

- Elles ne sont généralement pas déclarées et opèrent dans le secteur informel de l'économie.

- La production se fait généralement à domicile. Parfois, les femmes sont installées au marché où elles cumulent la production (vannerie, par exemple), la vente, la préparation des repas et la garde des enfants.

 

- Recours intensif aux travailleurs familiaux (rémunérés ou non).

 

- Elles se concentrent surtout dans les secteurs les moins rentables. La production touche en général un nombre limité de biens de consommation (vêtements, tissage, alimentation) et l'artisanat. Souvent, ces secteurs ont un rapport avec les tâches traditionnellement accomplies par les femmes.

 

- L'activité économique venant se superposer aux travaux ménagers, à l'éducation des enfants, et aux travaux agricoles dans les régions rurales, les femmes ne peuvent pas accorder une attention soutenue à l'activité économique, qui souvent se confond avec leur activité ménagère, tant sur le plan des horaires que sur celui des finances (le réinvestissement passe souvent après la satisfaction des besoins fondamentaux de la famille). La charge totale de travail est lourde.

 

- La femme entrepreneur exécute elle-même toutes les fonctions de l'entreprise. La gestion est embryonnaire.

 

- La production est écoulée localement (biens de consommation en général) ou destinée aux marchés du tourisme, voire même de l'exportation (artisanat).

- En fonction de l'environnement socio-culturel ou des moyens de transport disponibles, les femmes vendent leur production directement ou par le biais d'intermédiaires: les hommes de la famille ou des négociants (y compris des prêteurs sur gages).

 

- Selon l'environnement socio-culturel et juridique, les femmes peuvent ou non disposer des revenus générés par leur activité économique. Parfois, ce sont les hommes de la famille qui les accaparent. Les femmes en perdent souvent le contrôle lorsqu'elles ne peuvent pas vendre elles-mêmes leur propre production. Cependant, les femmes impliquées dans des activités commerciales sont plus à même de contrôler les revenus perçus.

Il faut souligner que les femmes entrepreneurs ne peuvent pas être isolées du contexte économique et socio-culturel dans lequel elles évoluent. Les valeurs de la société comme la sous-évaluation du rôle économique des femmes, les stéréotypes, l'accès limité des femmes à certains types de formation professionnelle, les politiques, la législation, influencent tous d'une certaine façon les conditions de création, de survie ou de croissance des micro-entreprises dirigées par des femmes.

Par Monique Decamps
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Mardi 11 octobre 2005
1

 

Pourquoi devenir télétravailleur ?

Dessin : auteur inconnu

 

http://www.teletravail.fr

 

Devenir télétravailleur permet de gagner sa vie sans avoir à se déplacer chez son client ou son employeur. Cette forme d'organisation est facilitée par Internet, la micro-informatique et le téléphone portable.

Un télétravailleur peut gagner tout ou partie de ses revenus en restant chez lui. Il évite les déplacements et économise du temps et de l'argent.

Le télétravailleur peut travailler avec plusieurs clients ou employeurs et donc diminuer son risque. Si l'un de ses clients ou employeurs ne souhaite plus lui donner de travail, il ne perd qu'une partie de ses revenus.

Le télétravail est la méthode la plus simple, la plus économique et la plus sûre pour créer une nouvelle activité et fonder sa propre affaire.

En télétravaillant de chez soi, les frais sont limités au strict minimum :

  • un micro-ordinateur, une imprimante, une connexion à internet, un téléphone portable suffisent pour démarrer,
  • pas de dépenses de mobilier,
  • pas de local à louer, avec les 3 mois d'avances et le dépôt de garantie.
  • les charges sociales sont proportionnelles au revenu et un créateur d'entreprise est souvent exonéré de charges sociales la première année.
  • un salarié peut devenir télétravailleur pour compléter son revenu salarié ou démarrer sa propre affaire en limitant son risque car il garde son poste de salarié.

Le télétravail est une nouvelle forme de travail qui permet de s'épanouir dans son travail, d'améliorer sa qualité de vie, d'augmenter son indépendance.

Par Monique Decamps
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Mercredi 12 octobre 2005
1

 

Qui peut devenir télétravailleur ?

Dessin : auteur inconnu

 

http://www.teletravail.fr

 

Tout le monde peut devenir télétravailleur :

  • le chômeur qui crèe son affaire chez lui en gardant ses indemnités ASSEDIC.
    ( Vous conservez vos assedic en partie (tant que votre revenu lié à votre nouvelle activité ne dépasse pas 70 % de votre ancien salaire . Consultez les
    Asssedic et surtout les documents pdfs à droite)
  • le salarié qui réussit à convaincre son employeur de l'employer désormais en télétravail,
  • le salarié qui ne change rien à sa situation de salarié et qui crée une activité indépendante en plus afin de tester son idée d'entreprise,
  • le retraité qui complète sa pension avec des revenus d'une activité à domicile et qui trouve ainsi une nouvelle occupation, (voir cumul emploi - retraite sur le site de la Sécurité Sociale)
  • le père ou la mère de famille qui veut pouvoir se consacrer à ses enfants tout en restant dynamique,
  • le salarié à mi temps qui complète son revenu par un revenu d'indépendant,
  • la personne handicapée qui réussit ainsi son insertion professionnelle.

Le télétravail, par nature, est ouvert à tous. Il suffit d'un domicile et d'un minimum d'équipement informatique pour démarrer.

Cela ne signifie pas pour autant que c'est facile !

Par Monique Decamps
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Jeudi 13 octobre 2005
1

 

Comment devenir télétravailleur ?

 

dessin : auteur inconnu

http://www.teletravail.fr

 

La première solution envisageable est de trouver un employeur qui vous embauche, vous permette de rester chez vous et vous envoie un chèque à la fin de chaque mois. C'est parfaitement légal, mais rare en France, voire illusoire en ces temps de chômage.

Une solution plus réaliste est de convaincre l'employeur pour qui l'on travaille dèjà depuis quelques temps, qui a confiance en vous, de transformer le contrat de travail qui vous lie pour que vous deveniez télétravailleur. Un avenant au contrat suffit.

Malheureusement, en France, les employeurs sont très réticents. Ils ont l'obligation de verser un salaire tous les mois. Ils préférent donc avoir leurs salariés dans leur locaux pour surveiller leur travail.

La solution réaliste pour devenir télétravailleur est de créer sa propre affaire, sa propre activité. Il faut devenir entrepreneur.

Devenir entrepreneur ne signifie pas prendre des risques considérables, avoir de lourdes responsabilités pour éventuellement gagner beaucoup d'argent. Devenir entrepreneur signifie créer une activité économique qui rapporte plus d'argent qu'elle n'en coûte à produire. Une secrétaire à domicile à son compte est un entrepreneur.

Pour créer sa propre affaire, il faut décider ce que l'on va vendre en télétravail.

Par Monique Decamps
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